LE BAISER DU PÈRE

par David Wilkerson



Une grande bénédiction devient la nôtre lorsque l'on nous fait asseoir dans les lieux célestes. Quelle est-elle ? Il s'agit du privilège de l'acceptation, de l'accueil favorable : « Il nous a accordé la faveur de sa grâce dans le bien-aimé [Christ] » (Eph. 1:6). Le mot grec traduit ici par « accorder la faveur » signifie être hautement privilégié. C'est un peu différent de l'usage français, qui porte une nuance de condescendance. On pense à un objet que l'on endure, pour lequel on cède une place avec une bienveillance mesurée, au sujet duquel on se dit : « Nous pouvons cohabiter ». Mais c'est là bien loin du sens que prennent ces mots dans la bouche de Paul. Pour lui, cette expression veut dire : « Dieu nous a hautement privilégiés. Nous som mes très prisés dans son cœur parce que nous sommes à notre place en Christ. »

Parce que Dieu a accepté le sacrifice de Christ, il ne voit plus maintenant qu'un seul corps : Christ, et ceux qui lui sont liés par la foi. Comment cela se peut-il ? Jésus a détruit notre ancienne nature à la croix. Donc maintenant, quand Dieu nous regarde, il ne voit que Christ. A notre tour, il nous faut apprendre à nous voir nous-même du même œil que Dieu nous voit. C'est-à-dire que nous ne devons pas nous focaliser sur nos péchés et sur nos faiblesses, mais au contraire sur la victoire que Christ a gagnée pour nous à la Croix.

La parabole du fils prodigue présente une illustration puissante de l'accueil et de la place privilégiée qui est la nôtre dès le moment où l'on nous donne une place céleste auprès de Christ. Chacun connaît l'histoire : Un jeune homme prit l'héritage de son père et le gaspilla entièrement dans une vie de péché. Ensuite, une fois le fils complètement ruiné — aussi bien moralement qu'affectivement et physiquement — il a pensé à son père. Il était persuadé qu'il avait perdu toute sa faveur. Et il craignait que son père ne soit plein de colère et de haine à son égard.

Les Ecritures nous apprennent que ce jeune homme brisé était plein de douleurs à cause de son péché et qu'il s'est écrié, « Je suis indigne. J'ai péché contre le ciel. » Ceci représente ceux qui viennent à la repentance conduits par un juste chagrin.

Le fils prodigue se dit alors, « Je vais me lever et aller vers mon père » (Luc 15:18). Il faisait usage de l'accès qu'on lui avait accordé. Comprenez-vous ? Ce fils avait délaissé son péché, il s'était détourné du monde, et il avait accédé à la porte ouverte promise par son père. Il marchait à présent dans la repentance et s'appropriait l'accès donné .

Qu'advint-il donc à ce fils prodigue ? « Et comme il était encore loin, son père le vit et fut touché de compassion, et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa » (Luc 15:20). Quelle belle scène. Le père pardonna au fils pécheur, il l'embrassa et l'aima, sans aucune trace ni de colère ni de condamnation. Quand il reçut le baiser du père, il sut qu'on l'avait accepté.


Traduit par l'équipe de Eglise de Maison.com.  Nous aimerions lire vos commentaires : cliquez ici