LES CHOSES DE L'ESPRIT

par T. Austin-Sparks


DEUXIEME PARTIE
LES CHOSES DE L'ESPRIT

(1 Corinthiens 2 :14)

Dans notre première partie, nous avons relevé sept faits :

Premièrement, le fait de l'existence d'un vaste domaine, que l'apôtre appelle « les choses profondes de Dieu », et que Dieu, dit-­il, « a préparées pour ceux qui l'aiment », et qui, ensuite, lui ont été « révélées » par Son Esprit.

Deuxièmement, le fait que « l'homme natu­rel », comme le décrit l'apôtre, est totale­ment incapable de recevoir, ou de connaître ces « choses de l'Esprit ».

Troisièmement, par la nou­velle naissance, et l'entrée en nous du Saint­-Esprit, la faculté nécessaire pour recevoir et connaître ces « choses de l'Esprit » est re-née en nous, et liée au Saint-Esprit, de sorte que ce qui était impossible est maintenant devenu possible. L'esprit de l'homme - « la lampe de l'Éternel », comme l'appellent les Écritures, a été ré-allumée.

Quatrièmement, le fait que cette nouvelle naissance et cette union avec le Saint-Esprit sont la base de toutes les activités du Saint­ Esprit, pour révéler, pour conduire, pour transformer, et pour constituer toutes choses selon Christ.

Cinquièmement, le fait que cette oeuvre, qui est entièrement spirituelle, demande que le croyant vive sa vie dans l'Esprit, une vie distincte de celle de l'âme - la « vie de l'âme » étant, comme nous l'avons montré, la signification du mot original traduit par « homme naturel ». Cela signifie que le croyant doit vivre sa vie, non pas, en pre­mier lieu, dans le domaine de l'intelligence ou de la raison, ni dans le domaine des sen­timents, ni dans le domaine de la volonté, mais dans le domaine de l'Esprit. Et l'apôtre souligne encore avec force que cette vie ne doit certainement pas être vécue dans la chair, dans le domaine « charnel » - c'est-à-dire dans l'élément positif du « Moi », de l'âme, cet élément qui attire toujours tout à soi-­même, qui cherche sa propre satisfaction et accomplit ses propres désirs. Cela n'est cer­tainement pas la voie de l'Esprit.

Sixièmement, le fait que, si les chrétiens s'approchent ou se saisissent des choses de Dieu sur la simple base de leur âme - intel­ligence ou raison, ou sentiments, ou volonté propre - ce sera le chemin de la séduction, ce sera le chemin de la confusion, et de beau­coup d'autres détresses, pour eux-mêmes, en même temps que pour tous ceux qu'ils in­fluencent.

Septièmement, le fait que la croissance dans la connaissance et la stature spirituelles est gouvernée par la révélation et la compréhension, selon Ephésiens 1 : 15-20 et 3 :14-19, « l'esprit de sagesse et de révélation dans sa pleine connaissance » , et «fortifiés en puissance... que vous soyez capables de comprendre... et de connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute con­naissance». Nous avons essayé d'expliquer ce que signifie ce terme « révélation », qui n'est certainement pas quelque chose en-dehors des Écritures, mais qui est la pensée de l'Esprit dans les Ecritures.

La Différence entre Information et Connaissance Spirituelle.

Nous continuerons maintenant notre étude, pour l'élargir et la souligner un peu plus, et nous concentrer sur un point particulier, en ce qui concerne les choses de l'Esprit, 'est-à­-dire sur la différence qu'il y a entre infor­mation et connaissance spirituelle. C'est un point essentiel, et dont les conséquences sont très importantes. Il y a une différence très grande, réelle et définitive, entre infor­mation et connaissance spirituelle. Il est possible d'avoir une vaste quantité d'infor­mations soigneusement acquises, par la lec­ture, par l'étude, par ce que l'on entend, et par toutes ces voies et ces moyens extérieurs, par lesquels s'accumule l'information, et ce­pendant, si grande qu'elle soit, elle peut n'avoir aucune influence ni aucun effet sur la nature et le caractère de la personne qui la possède.

Pour illustrer cette vérité, considérons un astronome, dont la vie tout entière est occu­pée par la contemplation des immensités de l'espace, des vastes étendues de l'univers. Il est cependant possible pour cet homme, mal­gré la vaste accumulation d'informations qu'il possède sur l'univers, après avoir été occupé de ces grandeurs durant toute sa vie, de res­ter en soi-même un homme très petit, un homme mesquin, un homme rempli de ja­lousie, un homme plein d'orgueil, d'opinion personnelle, et de tous ces traits qui parlent de petitesse de caractère. C'est une étrange anomalie, mais elle est réelle. Et cela sera vrai dans tous les autres domaines de la science naturelle ou physique, comme de tous les autres départements de la connaissance : il est possible d'avoir une pensée intensément cultivée, sans que le caractère ne soit touché, sans que la nature même de l'homme ne soit changée.

Et ce qui est vrai dans les domaines pro­fanes ou naturels, est également vrai dans le domaine de la foi chrétienne. Nous pouvons posséder une connaissance immense de la Bible; nous pouvons être très largement in­formés sur tout ce que contient la Bible et sur tout ce qu'elle enseigne, sur tous ses sujets et toutes ses instructions, sur toute la doctrine, et l'histoire, et les pratiques chré­tiennes, et sur tout ce qu'embrasse ce mot de « christianisme ». Je le répète, nous pouvons avoir l'information la plus étendue, sans que tout cela puisse accomplir une transforma­tion réelle en nous. Il est possible d'être excessivement bien informé sur toutes les questions de la vérité chrétienne évangéli­que, et de rester très petit, quant à notre sta­ture spirituelle.

C'est une tragédie. Il est décevant de ren­contrer de telles contradictions. C'est terrible de les trouver dans le domaine naturel, com­me dans le cas de l'astronome hypothétique dont nous venons de parler, de trouver un homme si petit dans un si vaste univers. Mais c'est infiniment plus tragique de ren­contrer un chrétien - très bien informé, et cependant très petit dans sa stature spiri­tuelle. Nous le voyons, le domaine de la connaissance chrétienne peut être une chose, et le domaine de la connaissance spirituelle tout un autre. Ce sont des mondes à part, entièrement dif­férents, dans leur nature et dans leur effet. Cela nous montre la différence dont nous avons parlé, entre l'information dans les choses chrétiennes, si vaste et si soignée soit­-elle, et la réelle connaissance spirituelle, la connaissance que Paul a en vue lorsqu'il écrit: « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire, vous donne l'esprit de sagesse et de ré­vélation dans sa pleine connaissance » (Ephésiens 1 : 16-17).

La Connaissance Spirituelle est Premièrement Vie

La connaissance spirituelle est donc quel­que chose qui touche et transforme la vie, et c'est là qu'est toute la différence. La connais­sance spirituelle est pour ainsi dire quelque chose qui se passe. Le fait d'obtenir un peu de connaissance vraie, pure, spirituelle, est toujours un événement, une expérience. C'est presque comme un décret. Nous pouvons l'exprimer de cette manière - une fois que nos yeux ont été réellement ouverts, nous ne pourrons plus jamais être ce que nous étions auparavant. C'est là la différence. Lorsque nous sommes réellement arrivés à la place où était arrivé l'homme aveugle de naissance, lors­que le Seigneur lui eut donné la vue et qu'il put s'écrier : « Je sais une chose; c'est que j'étais aveugle, et que maintenant je vois » (Jean 9 : 25) - nous ne pouvons plus être les mêmes. Une fois que nous avons pu nous écrier, appuyés sur la base de l'enseignement de l'Esprit de Dieu - « Je vois! Je vois ! » ­nous sommes libérés, nous sommes affran­chis; nous sommes en vie, nous sommes dans l'assurance. La fin de tout argument se trouve simplement là - « Je vois! ». La connais­sance spirituelle est une expérience effective -- elle accomplit quelque chose; tandis que toutes les autres connaissances nous laissent, en nous-mêmes, juste ce que nous sommes naturellement.

La connaissance spirituelle est donc, pre­mièrement, vie; et, mes chers amis, il nous faut examiner toute l'accumulation de con­naissances que nous possédons à la lumière de l'effet qu'elles exercent sur notre vie. Dans quelle mesure, tout ce que nous connaissons - ou pensons connaître - se manifeste-t-il en nous en termes de vie? La connaissance spirituelle est premièrement vie. « C'est ici la vie éternelle » a dit le Seigneur Jésus, « C'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent... » (Jean 17 : 3) - qu'ils te connaissent. Ily a une connaissance qui est vie, et toute vraie connaissance spirituelle est vie.

Il n'est pas nécessaire que nous essayons de définir la vie. La vie elle-même est une chose que l'homme est entièrement incapable de décrire ou d'expliquer; et cependant, tous nous connaissons la vie, lorsque nous la ren­controns ou l'expérimentons. Qu'est-ce que la vie? Nul ne saurait nous le dire, mais nous la reconnaissons, lorsque nous la rencontrons. Et la connaissance spirituelle est de ce même ordre: une chose qui, bien qu'elle soit inex­plicable; est puissante - c'est une force, une énergie, un pouvoir - la puissance de la vie. Et pour que la vie soit triomphante sur la mort - la mort spirituelle qui agit tout autour de nous et sur nous - pour que la vie triomphe de tous ses ennemis, quels qu'ils soient, nous avons besoin de connaissance spirituelle, et non d'information. Nous ne pouvons pas simplement nous servir de l'information dans cette question; elle ne nous amènera à rien. Il nous faut avoir une connaissance intérieure, par l'Esprit. La pre­mière réalité de la connaissance spirituelle, c'est donc la vie.

La Connaissance Spirituelle est le Chemin de la Croissance et de la Plénitude

Ensuite le chemin, et le seul chemin, de la croissance et de la plénitude spirituelles, c'est la connaissance spirituelle. C'est sûre­ment ce qui se trouve à la base des paroles de l'apôtre, soit que nous prenions ce mer­veilleux chapitre, ce chapitre profond, ce chapitre immensément pratique - le second de la première épître aux Corinthiens, ou que nous allions dans la lettre aux Ephésiens, à ces deux merveilleuses prières de Paul, dans le premier et le troisième chapitres de cette épître. Tout s'élève là contre la limitation et l'immaturité spirituelles. Elles étaient évi­dentes chez les Corinthiens - l'apôtre le dit clairement. Il ne pouvait pas leur par­ler comme à des hommes spirituels, mais seu­lement comme à de petits enfants. « Et moi, frères, je n'ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ » (1 Corinthiens 3 : 1). Il y avait chez eux un arrêt spirituel, de la petitesse avec toutes ses caractéristiques déplorables, comme nous le lisons dans cette lettre. Chez les Ephésiens, il semble qu'il ne se trouvait rien de ce qui existait à Corinthe, et qui soit positivement opposé à la croissance spirituelle, mais simplement ce fait que ceux qui marchent avec le Seigneur ont encore un long chemin à faire; ceux qui ont une connaissance du Seigneur ont encore beau­coup à apprendre pour connaître le Seigneur. Pour les enfants de Dieu, quel que soit le point où ils sont arrivés, il y a encore des immensités devant eux, et l'apôtre nous dit que le chemin, et le seul chemin qui, par notre croissance spirituelle, nous amène à la plénitude spirituelle, c'est la connaissance spi­rituelle, cette connaissance dont nous avons parlé.

Comment Vient La Connaissance
(a) Par l'Écoute de la Foi

Maintenant, comment la connaissance spi­rituelle nous vient-elle ? Pouvons-nous nous exprimer, pour commencer, de cette maniè­re: elle nous vient par une ouïe vitale de la Parole de Vérité - une ouïe ou une récep­tion primordiale. Les Thessaloniciens, nous l'avons souvent rappelé, étaient des croyants modèles qui, dès leurs débuts spirituels, ont avancé et sont devenus « des modèles pour tous ceux qui croient » (1:7). Et l'apôtre nous fait entrer dans le secret de leur marche et de leur crois­sance spirituelles. Ilnous dit que, lorsqu'ils ont entendu la parole, ils l'ont acceptée, « ayant re­çu de nous la parole non comme la parole des hommes, mais (ainsi qu'elle l'est véritablement) la Parole de Dieu » (1 Thessaloniciens 2:13). Ils la reçurent par la foi, et la foi est le fac­teur vital dans ce que nous entendons. Il est dit ailleurs: « Mais la parole qu'ils en­tendirent ne leur servit de rien, n'étant pas mêlée avec de la foi dans ceux qui l'entendirent. » (Hébreux 4 :2). Elle ne leur a servi de rien, parce qu'elle n'avait pas été saisie par la foi, mélangée avec la foi. La foi est le facteur vital quant à ce que nous enten­dons.

Peut-être cela n'est-il pas très clair. Nous pouvons entendre avec un esprit de critique; nous pouvons entendre avec des préjugés et des questions; nous pouvons entendre avec un esprit cynique; nous pouvons entendre et rester indifférents; nous pouvons entendre de beaucoup d'autres manières; et tout cela ne nous servira à rien et n'aura pour nous au­cune signification; mais si nous entendons avec foi, cela donne au Saint-Esprit la possi­bilité de rendre témoignage à la vérité, et ce témoignage de l'Esprit à la vérité nous fait aussitôt réagir d'une juste manière. C'est la réaction de la foi. Ce n'est pas la réaction de l'incrédulité, du doute, des questions. C'est l'attitude de la foi, et c'est une attitude vitale. Approchons-nous de tout notre Nouveau Tes­tament à cette lumière, et cela lui donnera une valeur distincte. La foi signifie simple­ment ceci: c'est que, s'il y a ici quelque chose de Dieu, je veux le recevoir; s'il y a pour moi quelque chose du Seigneur en ceci, rien, au­cun préjugé, aucune question, aucune mé­fiance, aucune critique, non, rien ne m'empê­chera de le recevoir. C'est un esprit de foi.

Tout le monde Juif, durant la vie terres­tre de notre Seigneur, a été empêché d'arri­ver à la connaissance de ce qu'Il était, parce qu'il ne L'a pas écouté avec cette attitude qui déclare : « Malgré toutes les difficultés que cela peut entraîner, si cet homme, Jésus, a quelque chose de Dieu, je veux le recevoir ». Nous le voyons, c'est la foi, et c'est une chose primordiale; c'est ce qu'attend le Saint-Esprit; alors sur cette base-là, Il révèle, Il donne la connaissance spirituelle, et quelque chose arrive. Cela arrive!

C'est là, évidemment, la différence entre ce qui est simplement objectif, et ce qui est intérieur - non pas une imitation, mais une révélation intérieure. Nous ne pouvons pas nous arrêter sur cela, bien qu'il puisse y avoir, je le crois, une grande valeur à consi­dérer la signification de cette différence. Si nous prenons la Bible elle-même, et le Nou­veau Testament, pour établir, d'après ce que nous y trouvons, une sorte de modèle et de système, que nous chercherons à créer et à suivre, cela ne nous amènera à rien, sinon à essayer une quantité de choses que nous re­gretterons ensuite d'avoir touchées. Mais lors­que nous recevons une chose par une révéla­tion du Saint-Esprit, elle se fera tout natu­rellement, et de manière réelle et vivante. C'est toute la différence. Mais il nous faut laisser cela. La connaissance spirituelle nous vient par une écoute vitale.

(b) Par L'Obéissance de la Foi

Et elle nous vient par l'obéissance de la foi. Mes chers amis, comment pouvons-nous recevoir tant d'informations, d'année en an­née, presque au point d'en être saturés et de ne pouvoir en supporter davantage, alors qu'il en reste si peu de conséquences radicales? Pourquoi ? Une telle situation peut exister. Et c'est parce que nous ne faisons rien de ce que nous recevons. Je ne pense pas que nous soyons conscients d'un fait: c'est qu'il y a des esprits qui sont toujours en alerte pour dissiper tout ce que nous avons entendu, et avant que nous ne soyons rentrés chez nous, tout est plus ou moins oublié. C'est pourquoi il est nécessaire, lorsque nous entendons la Parole de Dieu, de faire immédiatement quelque chose à son égard - c'est-à-dire de prendre une décision, soit avant de nous re­tirer, soit comme la toute première chose en rentrant chez nous, de dire: « Il faut main­tenant que cela devienne vrai - je veux obéir à cette parole » . Ayons, dans notre esprit, un accord avec le Saint-Esprit au sujet de la parole de Dieu, et nous verrons des résultats se produire. Nous avons dit, au commencement, que la différence entre in­formation et connaissance spirituelle est grande en ce qui concerne les conséquences : et nous voulons réellement voir des consé­quences, n'est-il pas vrai?

(c) Par une Expérience de plus en plus Profonde de la Mort et de la Résurrection de Christ

La connaissance spirituelle nous vient, en troisième lieu, par l'action de plus en plus profonde de la mort et de la résurrection de Christ en nous. N'oublions pas que - il en est toujours ainsi - la signification de la mort de Christ doit s'effectuer de plus en plus profondément en nous et il en va de même de la signification de Sa résurrection. Et à mesure que cela s'accomplit en nous - la signification de la Croix, de notre mort avec Christ et de notre vie de résur­rection avec Christ - à mesure que cela se forge en nous, nous croissons dans la connaissance ; c'est ainsi. Nous trouverons que c'est par des expériences de plus en plus profondes de mort avec Christ que nous arri­verons à une plus pleine connaissance, une connaissance réelle ; une connaissance vivante.

(d) Par la Communion des Souffrances de Christ

Et enfin, pour le présent, la connaissance spirituelle nous est donnée dans la mesure où nous partageons les souffrances de Christ, où nous acceptons la communion des souffrances de Christ. Si Paul a été un homme possédant une grande connaissance spirituelle, ce qu'il était certainement, ce fut parce qu'il a pu dire: « J'accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions de Christ pour son corps, qui est l'Église » (Colossiens 1 :24). Ou encore: « Pour le connaître, lui, ... et la communion de ses souffrances » (Philippiens 3 :10). Ce sont nos réactions, ou notre attitude, à l'égard des souffrances de Christ, dans la communion desquelles nous avons été amenés, qui déci­deront si nous allons, ou non, recevoir plus de lu­mière ou de connaissance spirituelle.

Voyez-vous, une réaction d'amertume, de rébellion ou de plainte, à l'égard de la souffrance, peut nous fermer la porte. C'est ce qui est arrivé à Israël. Les Israélites ont murmuré à cause de leurs épreuves et de leurs adversités - et cela leur a fermé la porte. Si d'un autre côté, et par la grâce de Dieu, notre attitude à l'égard des souf­frances de Christ que nous endurons est juste: une attitude de foi et non d'incrédu­lité, de soumission et non de rébellion ­- j'hésite à dire, une attitude de joie au lieu de tristesse, si nous pouvons avoir, par la grâce de Dieu, une attitude juste à l'égard de la souffrance, elle ouvrira la porte à notre Seigneur, qui pourra nous révéler beaucoup de choses, par cette souffrance même. Les souffrances peuvent être merveilleusement utiles et nous amener à connaître notre Sei­gneur ; mais tout dépend de notre attitude à l'égard de la souffrance.

Que le Seigneur nous enseigne plus profondément « les choses de l'Esprit ».

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Traduit par Didier Lebeauet mis en ligne par Eglise de Maison.Com  Nous aimerions lire vos commentaires : cliquez ici