Mon troisième bébé a changé mon cœur !


J'étais enceinte de mon second enfant quand une amie m'a prêté le livre : « La puissance de la maternité ». « Tu lis vite, me dit-elle, alors lis cela, et dis-moi ce que tu en penses. » Je feuilletai avec application le livre mais le lui rendis avec la pensée « Merci, oh non merci, j'ai mon propre système de maternage. » Vous voyez, j'avais lu un autre livre à propos de la façon de rythmer son bébé pour qu'il fasse ses nuits — la sagesse des hommes sur le fait d'être parents. Je suivis rigidement ce programme qui impliquait de laisser pleurer son bébé pour lui apprendre à dormir.

Mon premier enfant, Kaiser, a fait ses nuits à six semaines. Il était aussi entièrement sevré à ce moment-là, mais il pleura beaucoup pour y parvenir. Le chapitre dans le livre « La puissance de la maternité » intitulé « les mères sont des nourrices » m'énervait particulièrement. J'étais convaincue que la façon d'élever son bébé en le rythmant était celle que j'allais utiliser pour élever tous mes enfants.

Je lus dans ce chapitre un passage tiré de Esaïe 66 ( v. 11 à 13 ) : « Afin que vous soyez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, afin que vous savouriez avec bonheur la plénitude de sa gloire. Car ainsi parle l'Eternel : voici, je dirigerai vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent débordé, et vous serez allaités; vous serez portés sur les bras et caressés sur les genoux. Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai. Vous serez consolés dans Jérusalem. » Nancy (l'auteur du livre), continua en disant : « L'allaitement, c'est ...le maternage complet pour combler chaque besoin de l'enfant... pour satisfaire, faire plaisir, consoler et réconforter. » Je ne fus pas touchée. Ce type de maternage n'était pas pour moi !

Dieu nous donna un 2° bébé, mon petit rouquin que nous appelâmes Hudson. Je le rythmai et et il fit ses nuits à 6 semaines, se calmant tout seul en suçant son pouce. Je réussis à l'allaiter pendant 15 mois. Ce rythme était si facile ; le 3° bébé serait sans problème.

Mon 3° bébé arriva, ma première petite fille, Adeline. J'essayai de la rythmer pendant les 3 premiers mois de sa vie. Mais elle ne voulait pas être rythmée ! Elle commença par ne PAS dormir. Elle ne dormait pas plus de 45 minutes de suite 24 h par jour. Elle voulait dormir avec moi. Un truc impossible selon le livre sur les horaires. Je titubai ! Que s'était-il passé ? Pourquoi cela ne marchait-il pas ?

J'étais dans un piteux état à cause du manque de sommeil, mais finalement, Dieu capta mon attention. Pour préserver ma santé mentale, j'arrêtai d'essayer de rythmer mon bébé et je commençai à l'allaiter quand il avait besoin de moi. Miracle des miracles, elle commença à dormir mieux, bien qu'elle ne fasse pas ses nuits jusqu'à ce qu'elle ait 5 ans !

J'ai commencé à étudier la Bible, en cherchant la sagesse de Dieu. Dieu me ramena au passage de Esaïe 66 et je compris ! Cela faisait 3 ans que je lisais ce passage, mais finalement, je compris. La beauté de la maternité en offrant mon sein pour réconforter, nourrir et élever apporta la paix à mon âme. J'étais et je suis au repos.

La sagesse rétrospective est toujours la meilleure . En maternant mes 2 premiers enfants, j'avais été égoïste et j'avais eu un esprit de contrôle sur eux. Je ne voulais pas perdre de sommeil ! Le livre sur le rythme disait qu'il fallait laisser pleurer le bébé. Lentement, j'étais devenue sourde à ses pleurs et mon cœur s'était changé en pierre. Même mon mari me demandait de prendre le bébé qui pleurait pour le bercer et le réconforter, mais je disais : « Non, le livre dit ... »

Après Addie ( Adeline ), je forçai mon mari à prévoir une vasectomie. Il était réticent car il voulait plus d'enfants, mais, comme j'étais dans un drôle d'état, il accepta. Quelques jours avant la consultation, je lus à nouveau Esaïe 66. Dieu utilisa cela non seulement pour changer ma façon de materner, mais pour m'ouvrir à la possibilité d'avoir plus d' enfants. Nous annulâmes le rendez-vous et commençâmes finalement à étudier le manuel : « Soyez féconds et multipliez-vous. »

Nous commençâmes à comprendre le plan de Dieu pour les familles quand nous parcourûmes chaque passage des Ecritures. Je pleurai sur les enfants que j'avais ratés en contrôlant mon utérus. Je commençai à réaliser mon manque de soumission à Dieu et à mon mari. Mon mari commença à comprendre son rôle dans la direction de la maison. Maintenant, il a la vision de changer le monde au travers d'enfants élevés dans le Seigneur.

Depuis cela, Dieu a rajouté 2 autres bénédictions à notre maison. A un an , Haven tète encore beaucoup, jour et nuit ! Elle dort dans un petit lit collé à notre lit et elle se _blotit_ contre moi dans un « Ergo » ( porte-bébé ) le jour. Addie et Isaiah ont tous deux été allaités jusqu'à ce qu'ils aient presque 3 ans et se sont sevrés seulement après que je tombe enceinte.

Materner de cette façon est une tellement belle image de l'amour de Dieu ! Est-ce toujours facile ? NON ! Avec chaque bébé, j'ai appris un peu plus sur la mort à moi-même. Mais, savoir que mon sein réconforte mes petits m'apporte beaucoup de paix. Maintenant, mon mari a aussi l'occasion de réconforter et bercer ses petits !

Écrite par Lisa FALK
Tiré de la revue « Above Rubies »
numéro 76, avril 2009

Traduit et mis en ligne par Eglise de Maison.Com  Nous aimerions lire vos commentaires : cliquez ici