HUIT

La sanctification : La sainteté qui rend parfait



«Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger (Matthieu 11:28-30)

Très peu de chrétiens pourront discuter le fait que le passage ci-haut soit une invitation pour le salut, et cela sortant des lèvres de Jésus. Ce passage est fréquemment utilisé pour les sermons d'évangélisation. Jésus offrait du repos à ceux qui étaient fatigués. Il ne parlait certainement pas du repos physique pour ceux qui étaient physiquement fatigués. Au contraire, il leur promettait le repos le repos de l'âme (verset 29), à ceux qui sont chargés de péchés et de culpabilité. Il leur offrait le salut. Mais comment ce salut est-il reçu? Jésus avait dit qu'on le recevait en prenant sur soi son joug.

L'interprétation la plus antinomique de ce que Jésus voulait dire par joug est peut-être la suivante: Jésus était fatigué de porter deux fardeaux. Il voulait nous en donner un. La preuve de cette interprétation est que Jésus parle de mon joug montrant que cela devait être un joug sur son cou.

«Et évidemment», pense l'antinomique, «Jésus ne peut pas vouloir dire qu'il veut transférer ce joug de son cou au mien. Il doit être fatigué de porter un joug destiné à deux boeufs. Il veut donc que je sois sous le même «joug» que Lui, dans la foi, inséparablement joints sur notre chemin vers le ciel».

Cette interprétation tirée de l'imagination est totalement à coté. Prendre le joug de Jésus est le symbole de la soumission à son autorité. Il n'a pas un double jougs autour de son cou et qu'il veut nous faire porter aussi. Lui, le Maître, tient dans ses mains un joug, débout devant tous les taureaux sauvages qui gémissent sous le fardeau d'une lourde culpabilité, le joug du péché. Il leur crie:«Si vous voulez du repos, vous ne pouvez l'avoir que d'une seule manière. Prenez mon joug. Je veux être votre maître, mais vous devez vous soumettre à moi. Devenez mes disciples et venez apprendre auprès de moi et ce lourd fardeau sur vos épaules sera enlevé. Le joug que je mettrai sur vous sera facile et le fardeau que je vous donnerai sera léger, car mon Esprit Saint vous aidera à m'obéir. Dès que vous avez cru en moi et que vous vous êtes soumis à ma seigneurie, vous allez spirituellement naître de nouveau. Alors, mes commandements ne pèseront pas» (1 Jean 5:3).

«Porter le joug» symbolise la soumission à l'autorité d'une autre personne. La bible utilise fréquemment l'image du joug de cette façon[1].Ceux qui croient véritablement en Jésus se soumettent à son autorité. Le boeuf sous le joug n'a qu'une raison pour laquelle il existe: le service de son maître. Il peut ne pas savoir ce que son maître veut exactement qu'il fasse, mais sa volonté est soumise. Il est prêt à aller au travail.

La sanctification definie.

Ce chapitre parle de la sanctification, ou de l'expérience de croissance dans la sainteté par ceux qui sont nés de nouveau. Etre sanctifié signifie, «être mis à part pour un usage saint». C'est donc un mot qui décrit de la belle manière le plan de Dieu pour chaque chrétien. Le Nouveau Testament utilise le mot dans deux temps: la présent et le passé. Les chrétiens qui ont été sanctifiés et ceux qui sont sanctifiés. Le temps passé révèle l'intention de Dieu- Il nous a pardonné nos péchés et nous a donné le Saint-Esprit[2] pour nous mettre à part pour un usage saint. Le temps présent indique le processus continuel de l'accomplissement de l'intention de Dieu: nous sommes continuellement et progressivement utilisés pour les saints desseins [3] de Dieu. Malheureusement, pour beaucoup de chrétiens, la sanctification n'est rien que théorie, parce qu'ils ne sont jamais nés de nouveau, ce qui est absolument essentiel pour la sanctification. Cependant, beaucoup croient qu'ils sont justes en Christ même s'il n'y a aucune preuve de sanctification dans leur vie. La Bible nous dit que la sanctification vient avec la justice:

Mais par ce qu'il avait fait, vous êtes en Jésus-Christ qui est devenu pour nous justice et sanctification, et salut... Et tels étaient certains d'entre vous, mais vous avez été lavés, mais vous avez été justifiés, mais vous avez été sanctifiés, au nom de Seigneur Jésus et de l'Esprit de notre Dieu. (1 Corinthiens 1:30; 6:11).

Jean avait écrit dans 1 Jean 2:29; 3:7

«Et si vous savez qu'il est juste, reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui. Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste comme lui même est juste».

Beaucoup de chrétiens professant seront heureux d'entendre des sermons qui sont dans la catégorie de «sermons de la sanctification», à travers lesquels il leur sera recommandé de soumettre divers aspects de leur vie à la seigneurie du Christ. Cependant, écouter ces sermons devient une fin en soi parce qu'ils ne cherchent vraiment pas à soumettre un quelconque aspect de la vie à la seigneurie de Christ, spécialement s'il faut un renoncement personnel pour y arriver. Et pourtant, ils sont, d'une façon ou d'une autre, convaincus qu'il y a quelque vertu à les écouter, qu'il y ait un changement conséquent ou pas. Jacques avait mis en garde concernant cet état de choses:

«Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter, vous trompant vous-mêmes par des faux raisonnements» (Jacques 1:22).

Les auditeurs qui ne sont pas des pratiquants sont égarés parce qu'ils croient qu'ils sont sauvés alors qu'ils ne le sont pas. Ces types de chrétiens sont la cause principale de frustration des véritables pasteurs qui se demandent pourquoi les gens dans leurs congrégations ne changent jamais et ne font pas montrent d'une certaine croissance dans la sainteté. La raison est simple: ces gens n'ont jamais acceptéle joug de Jésus et ne sont jamais nés de nouveau. Ils peuvent penser être nés de nouveau parce qu'un jour, qu'ils avaient fait la prière de salut et qui comprennent que le salut s'obtient par la grâce et non par les oeuvres. Mais ils ne le sont pas car ils ne se sont jamais soumis à Jésus-Christ. Toute tentative pour les amener à agir comme Christ sera totalement inutile tant que ce premier pas n'est pas franchi.

La base de la sanctification est la soumission à Dieu; il n'y aura jamais de sanctification dans la vie de qui que ce soit sans la soumission. Mais si nous sommes soumis, le processus de sanctification commence pendant que nous apprenons la volonté de Dieu et que nous grandissons dans la vérité spirituelle. Nous prenons d'abord son joug et ensuite, nous allons vers lui pour apprendre (Matthieu 11:29). Nous «croissons dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Suveur Jésus-Christ» (2 Pierre 3:18).

Au début, nous ne connaissons pas vraiment la volonté de Dieu, ni tout ce qu'il a fait pour nous. Nous comprenons encore moins tout ce qui doit changer dans notre vie. Mais Paul avait écrit, nous «essayons d'apprendre ce qui plait au Seigneur» (Ephés. 5:10). C'est pour cela que les prières de Paul pour les chrétiens sont des demandes pour qu'ils croissent dans leurs connaissances et intelligence [4] spirituelles. Voilà pourquoi Paul avertissait toujours ses lecteurs par ces mots: «Savez-vous...» [5]. Il pensait que les chrétiens à qui il écrivait agiraient autrement s'ils connaissaient quelques vérités théologiques, telle leurs corps étaient les temples du Saint-Esprit.

Il est donc important que les disciples de Christ se disposent à apprendre toutes les vérités spirituelles que Dieu a mises à leur disposition. Ils doivent étudier les écritures eux-mêmes parce que les véritables disciples de Christ auront le désir d'apprendre les choses spirituelles. Ils doivent être disposés à se soumettre aux instructions de ceux que Dieu a appelés pour leur enseigner Sa Parole. Ils doivent être membres d'une église locale dont la vision est de faire de ses membres les disciples de Christ. C'est ce que Jésus veut. Il avait dit: «Allez et faites des disciples... leur apprenant à observer ce que je vous ai ordonné» (Matthieu 28:19-20). Les vrais disciples apprennent.

Tendre vers la perfection.

Paul avait écrit dans sa seconde lettre aux Corinthiens: «Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu» (2 Corinthiens 7:1).Ceci nous montre que les vrais croyants ne sont pas nécessairement parfaits comme certains extrémistes le croient. Les souillures de la chair et de l'esprit peuvent être trouvées dans la vie de vrais chrétiens. Nous devons cependant lire les paroles de Paul dans le contexte du Nouveau Testament. Bien que les vrais chrétiens puissent de fois être souillés, leur caractéristique dominante est la justice. Notez bien que Paul n' a pas dit à ses lecteurs de commencer à se comporter comme des saints. Au contraire, il leur a demandé de parfaire leur sainteté. Vous ne pouvez parfaire que ce que vous faites déjà assez bien. Les paroles de Paul indiquent que les chrétiens de Corinthe vivaient déjà dans la sainteté qu'il leur fallait maintenant parfaire. C'est ce que la sanctification biblique signifie - parfaire la sainteté.

Les paroles de Paul nous aident aussi à comprendre que le processus de sanctification dans notre vie n'est pas quelque chose que Dieu accomplit sans nous. Nous devons nous purifier nous-mêmes de toutes souillures charnelles et spirituelles. L'auteur du livre des Hébreux avait écrit: «recherchez la sanctification, sans laquelle personne ne verra Dieu» (Hebreux 12:14). Dieu n'ignore pas notre libre arbitre et les écritures sont claires sur notre responsabilité dans le processus de sanctification [6].

De l'autre coté, nous ne devons pas penser que la sanctification est quelque chose que nous puissions réaliser sans l'implication de Dieu.

Paul aussi avait écrit: «Car je suis sûr cette même chose, celui qui a commencé cette bonne oeuvre va la rendre parfaite pour le jour du Seigneur Jésus-Christ» (Phil 1:6). L'équilibre entre notre rôle et celui de Dieu est peut-être mieux exprimé par Paul dans Philippiens 2:12-13:

«Ainsi bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir».

Paul écrivait aux vrais chrétiens, ceux qui obéissaient même en son absence. Il est évident que Dieu oeuvrait en eux, à travers son Esprit qui demeurait en eux. Ils avaient donc l'obligation solennelle de coopérer avec tout ce qu'Il faisait dans leurs vies. La sanctification s'opère lorsque nous coopérons avec Dieu.

La chronologie de la sanctification

Dans ce chapitre et celui qui suit, nous allons voir le processus de la sanctification et comment nous y sommes impliqués, Dieu et nous. Commençons dès le début.

L'oeuvre de Dieu avait commencé longtemps avant que qui que ce soit ne soit sanctifié. Il avait prédestiné le plan de salut à travers son Fils, qui l'a accompli, mourant pour nos péchés et ressuscitant de la mort. A travers le messager envoyé par Dieu qui a annoncé la Bonne Nouvelle et par la conviction de la puissance du Saint-Esprit, le pêcheur est éveillé, convaincu de son péché et éprouve le besoin du salut.

Lorsqu'on est convaincu, la responsabilité humaine intervient. Nous avons un choix à faire et la seule réponse appropriée de notre coté, c'est de nous repentir de nos péchés et de croire en Jésus-Christ [7]. Ainsi, notre responsabilité, non celle de Dieu, est de nous repentir et de croire.

Cependant, dès que nous nous repentons et que nous croyons à l'évangile, Dieu se met de nouveau en action. Il demeure en nous immédiatement, à travers le Saint-Esprit, régénérant nos esprits et brisant le pouvoir du péché dans nos vies en même temps qu'il nous libère de sa prise. Nos esprits naissent de nouveau, sont récréés à la ressemblance de Christ. Et nous devenons de nouvelles créatures (1 Pierre 1:3, Eph. 4:24, 2 Corinthiens 5:17). Dieu devient notre père spirituel. XXX

Le graphique suivant illustre ceci:

Les trois quarts à gauche du graphique représentent toute l'humanité, divisée en deux groupes: les païens et les sauvés. Il n'y a évidemment pas d'autres catégories. Vous êtes dans l'une ou dans l'autre. En allant de gauche à droite, vous progressez de la méchanceté à la sainteté. La catégorie des PAÏENS comprend les gens les plus méchants (à l'extrême gauche) et les moins méchants (à l'extrême droite de la colonne des PAÏENS). Tous les non chrétiens n'ont pas le même niveau de méchanceté. Cependant, la différence qui se fait lorsqu'on traverse la ligne de la conversion est très grande, c'est pour cela que la ligne de la conversion est si sombre. Il n'y a pas de «ligne fine» entre les chrétiens et les non chrétiens. L'apôtre Jean avait écrit que le différence entre les païens et les chrétiens est claire (1 Jean 3:10).

Puisque le chrétien est sanctifié par sa coopération avec le Saint-Esprit, il va progresser vers la droite, se rapprochant de la troisième partie du graphique, qui est LA PERFECTION. Jusqu'à ce présent, seul Dieu est parfait. Vous pouvez constater que dans la colonne des NON SAUVES, j'ai fait la liste des péchés qui, lorsqu'ils sont pratiqués, donnent la preuve qu'on n'est pas né de nouveau, et certains passages bibliques le disent aussi.

Dans la colonne des CHRETIENS, j'ai donné le fruit de l'Esprit et certains passages bibliques adéquats. Le fruit peut arriver à maturité et mûrir. Tel est le cas de fruit de l'esprit dans nos vies. Nous pouvons tous croître dans l'amour, la patience, l'amour, etc.

J'espère que vous ne vous retrouvez pas dans la description donnée dans la colonne des païens. Si tel est le cas, vous devez vous repentir, croire en Jésus-Christ et traverser la ligne de conversion. Si vous le faites, vous allez immédiatement naître de nouveau et expérimenter la transformation initiale.

Dès qu'on est né de nouveau, Dieu commence son oeuvre continuel de transformation à travers beaucoup de moyens que nous allons voir. Nous devons d'abord comprendre que le succès de Dieu dépend de notre coopération. Il ne néglige pas notre volonté. D'une autre part, il offre beaucoup de choses pour nous motiver à coopérer.

Qu'est-ce qui nous motive à lutter contre le péché et à devenir de plus en plus semblable à Christ? Il y a au moins trois motivations que Dieu nous apporte: l'amour, l'espoir et la crainte. Toutes ces motivations sont légitimes et bibliques. Et d'une façon spécifique, ce sont: (1) L'amour de Dieu, (2) l'espoir de récompense, (3) La crainte de la discipline.

L'amour de Dieu

L'obéissance qui jaillit de l'amour semble être le genre d'obéissance à Dieu le plus élevé et le plus plaisant. L'idéal serait que nous obéissions à Dieu simplement parce que nous l'aimons et tout chrétien devait y arriver jusqu'à un certain niveau. Jésus avait parlé de l'obéissance par amour, disant:

«Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon père, je l'aimerai et je me ferai connaître à lui».Jean 14:15,21)

De même, dans 1 Jean 5: 3, il est dit:

«Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles».

Comment pouvons-nous ne pas l'aimer lorsque nous comprenons ce qu'Il a fait pour nous? Comment ne pouvons-nous pas éprouver de la gratitude pour son merveilleux reniement pour nous? Comment ne pouvons-nous pas chercher à lui plaire, lui qui nous a tellement aimés»?

Imaginons un instant que vous êtes en train de traverser une rue à un endroit où la circulation est intense. Et sans faire attention, vous vous engagez sur la voie alors qu'arrive un bus. Un autre piéton se jette sur vous, vous pousse de toute force hors de la chaussée, mais-lui même est renversé par un bus. Il est amené d'urgence à l'hôpital où vous apprenez qu'il sera confiné sur sa chaise roulante toute sa vie. N'allez-vous pas éprouver de la gratitude envers celui qui vous a sauvé au péril de sa vie?

Ne vous sentirez-vous pas obligé de réparer ce que vous ne pouvez nullement réparer? Votre amour pour celui qui vous a montré tant d'amour vous poussera à faire tout ce que vous pouvez pour lui plaire. S'il désire quelque chose, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour le lui obtenir. Il en est ainsi pour ceux qui croient en Jésus. Il leur est impossible de ne pas l'aimer, et puisqu'ils l'aiment, ils luttent pour lui plaire en lui obéissant.

L'esperance de la recompense

La deuxième motivation à la disposition de ceux qui Lui obéissent est l'espérance de la récompense. En clair, le salut nous est accordé par la grâce de Dieu. Ceci ne signifie pas que les autres récompenses ne nous sont pas accordées à cause de nos oeuvres. Les bénédictions, tant présentes qu'à venir, nous sont continuellement promises comme récompenses à celui qui obéit. Paul écrivait: «... tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle à venir» (1 Timothée 4:8). En effet, Dieu est le «rémunérateur de ceux qui le cherchent» (Hébreux 11:6).

L'espérance de la rémunération peut être considérée comme une motivation égoïste, difficilement comparable à celle de l'amour de Dieu. Ne pensez-vous pas que Dieu préférerait que nous le servions parce que nous l'aimons plutôt que de le faire pour un bénéfice personnel (comme il est clairement indiqué dans le témoignage de Job)?

Je pense qu'il en est ainsi. Dieu est le premier à avoir initier le programme de rémunération de l'obéissance. Comme tout parent, Il aurait voulu que ses enfants lui obéissent, mus par l'amour pur. Mais, il sait, comme beaucoup de parents, que l'amour filial n'est pas suffisant. Fréquemment, les parents promettent des récompenses à leurs enfants pour les bons comportements et cela marche. Par ailleurs, les récompenses terrestres que nous recevons glorifient la bonté de Dieu qui à son tour aime bénir ses enfants.

Nous devons aussi avoir dans notre pensée que l'égoïsme, c'est se servir au détriment des autres. Donc, ce n'est pas tout ce qui profite à soi-même qui est nécessairement de l'égoïsme. Sans la moindre désapprobation, la Bible décrit les vrais chrétiens comme ceux qui «par la persévérance à bien faire, cherchent l'honneur, la gloire et l'immortalité» (Romains 2:7). Beaucoup d'entre nous, je crois, avons cru en Jésus pour nous-mêmes. Nous voulons aller au ciel et non en enfer. Et pourtant, notre acte de croyance en Christ peut difficilement être considéré comme un acte égoïste. Le fait que nous ayons reçu la vie éternelle n'a pas empêché quelqu'un d'autre de recevoir la même bénédiction. Dans tous les cas, le fait que nous ayons reçu la vie éternelle a augmenté la possibilité pour d'autres d'être sauvés. Par conséquent, recevoir le salut parce qu'on se préoccupe de soi-même ne peut être considéré comme de l'égoïsme. Il en est de même des récompenses que Dieu a promises à ceux qui sont pieux. ???

«Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles».

Comment pouvons-nous ne pas l'aimer lorsque nous comprenons ce qu'Il a fait pour nous? Comment ne pouvons-nous pas éprouver de la gratitude pour son merveilleux reniement pour nous? Comment ne pouvons-nous pas chercher à lui plaire, lui qui nous a tellement aimés»?

Imaginons un instant que vous êtes en train de traverser une rue à un endroit où la circulation est intense. Et sans faire attention, vous vous engagez sur la voie alors qu'arrive un bus. Un autre piéton se jette sur vous, vous pousse de toute force hors de la chaussée, mais-lui même est renversé par un bus. Il est amené d'urgence à l'hôpital où vous apprenez qu'il sera confiné sur sa chaise roulante toute sa vie. N'allez-vous pas éprouver de la gratitude envers celui qui vous a sauvé au péril de sa vie?

Ne vous sentirez-vous pas obligé de réparer ce que vous ne pouvez nullement réparer? Votre amour pour celui qui vous a montré tant d'amour vous poussera à faire tout ce que vous pouvez pour lui plaire. S'il désire quelque chose, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour le lui obtenir. Il en est ainsi pour ceux qui croient en Jésus. Il leur est impossible de ne pas l'aimer, et puisqu'ils l'aiment, ils luttent pour lui plaire en lui obéissant.

«Mais lorsque tu donneras un festin, invite les pauvres, les estropiés, les boiteux et les aveugles. Et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent pas te rendre la pareille; car elle te sera rendue à la ressuscitation des justes» (Luc 13:13-14). «Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous» (Matthieu 5:12). «Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche point, où la teigne ne détruit point» (Luc 12:33).

Quelles sont ces récompenses célestes qui sont gardées pour nous? Seul Dieu les connaît. Ces récompenses sont autant vagues pour nous que le ciel même. Les récompenses terrestres cependant doivent être comprises comme toute chose qui est une bénédiction pour nous. Ne limitez pas les bénédictions de Dieu aux simples joies intérieures ou sensations physiques.

Voici, finalement, quelques récompenses dont le temps d'accomplissement est ambigü:

«Mais, aimez vos ennemis; prêtez sansrien espérer. Et votre récompense sera très grande et vous serez fils du très haut car il est bon pour les ingrats et pour les méchants» (Luc 6:35)
«Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton père, qui voit dans le secret te le rendra. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton père qui est là dans le lieu secret; et ton père, qui voit dans le secret, te le rendra. Mais quand tu jeunes, parfume ta tête et lave ton visage, afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeunes, mais à ton père qui est là dans le lieu secret; et ton père qui voit dans le secret te le rendra» (Matthieu 6:3-4; 6, 17-18). 183 «Servez-le avec empressement comme servant le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit, libre, recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien» (Eph. 6:7-8)

Dieu enregistre toutes les bonnes actions, même les moindre afin de les récompenser. «Et quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon nom parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense» (Marc 9:41)

Désirez-vous vous réjouir de plus de bénédictions de votre père céleste, tant maintenant qu'au ciel? Bien sûr que vous le désirez! Alors, obéissez plus qu'avant et vous serez rétribué comme Jésus l'avait dit: «Et il répondit: heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la garde» (Luc 11:28).

La crainte de la discipline.

A part l'amour de Dieu et l'espérance de la rétribution, Dieu a au moins une autre manière pour motiver ses enfants à l'obéissance: à travers la crainte de la discipline. Je m'imagine que ce troisième type de motivation est celui que Dieu utilise le moins. Cependant, il est valide et biblique. La plupart de parents utilisent les trois moyens pour motiver leurs enfants à l'obéissance et aucun d'eux ne peut être blâmé.

Et encore, certains affirment que la crainte de Dieu ne peut pas aller de pair avec l'amour de Dieu. La Bible ne dit-elle pas «L'amour parfait enlève toute crainte» (1 Jean 4:18)?

La peur dont Paul parlait et qui est contraire à l'amour n'est pas la crainte de la sainte révérence de Dieu. C'est la crainte de la punition éternelle qui commence «le jour de jugement» (1 Jean 4:17). Ayant compris et reçu l'amour de Dieu et demeurant dans son amour (Jean 15:10), nous n'avons pas à craindre l'enfer que nous méritions auparavant.

Aimer et craindre Dieu ne sont pas incompatibles, selon le Nouveau Testament. Il est ordonné aux chrétiens de craindre Dieu (Eph. 5:21). On leur dit d'être soumis les uns aux autres«dans la crainte du Christ» (2 Corinthiens 7:1), de marcher dans leur salut dans la crainte et le tremblement et de parfaire leur sainteté dans la «crainte de Dieu» (2 Corinthiens 7:1) 184

Pierre avait averti les destinataires de sa deuxième lettre à se conduire avec crainte, durant leur séjour terrestre, sachant que Dieu jugera impartialement chacun d'eux selon ses oeuvres (1 Pierre 1:17).

La discipline à Corinthe

Malheureusement, la discipline de Dieu est un concept étrange pour beaucoup de chrétiens mais il n'est nullement étrange à la Bible. De Adam et Eve à Ananias et Saphira, des Israélites qui sont morts dans le désert aux chrétiens qui étaient malades à Corinthe, on retrouve la discipline de Dieu dans la Bible. De fois, Sa discipline peut être sévère lorsqu'il y a une bonne raison. Regardez cette parole importante de Paul aux Corinthiens:

«C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et qu'il boive de la coupe; car celuiqui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d' infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugeons nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.» (1 Corinthiens 11:27-32)

Notez d'abord, comme résultat de la discipline de Dieu dont Paul parle ici, beaucoup de corinthiens étaient faibles, malades et certains même morts.

Quelle est la raison du jugement de Dieu? Ils prenaient part au repas de Seigneur «indignement» (11:27). Qu'est-ce que Paul voulait dire par-là? En suivant le contexte, nous pouvons conclure qu'il parlait du repas du Seigneur qu'ils prenaient indignement alors qu'ils étaient dans la désobéissance envers Dieu. Paul avait écrit par exemple que nous devrions nous examiner individuellement avant la communion et nous avertit que nous nous mettons en danger de jugement si nous «ne nousexaminons pas comme il faut» (11:29). Il paraît donc juste de dire que «bien se juger soi-même» équivaut à d'autres phrases dans ce texte, comme celles qui disent que nous devons nous examiner et nous juger nous-mêmes. Nous savons que ce sont les «oeuvres du corps» qui nous met dans le trouble (Romains 8:12-14; Corinthiens 9:27). «Bien se juger le corps» doit signifier reconnaître et soumettre la nature pécheresse qui lutte contre le Saint-Esprit. Nous pouvons éviter le jugement de Dieu si nous nous jugeons nous-mêmes, ce qui signifie ne pas nous adonner à la nature pécheresse et confesser nos péchés, si besoin se fait sentir. 185

Un chrétien peut-il aller en enfer?

Dieu nous discipline, dit Paul, «afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde» (11:32). Evidemment, le monde sera condamné éternellement. Donc Dieu punit les chrétiens pécheurs afin qu'ils n'aillent pas en enfer (montrant une fois de plus que le ciel est seulement un lieu saint).

Ceci soulève un certain nombre de questions. La première est la suivante: Existe t-il réellement un danger pour un véritable chrétien d'aller en enfer?

La réponse est oui. Si un chrétien se remet à la pratique des ces «péchés exclusifs», ceux dont la pratique garantie l'exclusion du royaume de Dieu (1 Corinthiens 5:11; 6:9-10; Gal. 5:19-21; Eph. 5:5-6), il se prive la vie éternelle. Dieu n'a pas enlevé notre volonté ni notre capacité de pécher. Contrairement à ce que plusieurs enseignants modernes disent, la Bible enseigne que tout chrétien qui tombe régulièrement dans la vieille nature pécheresse que les écritures appellent chair court le danger de la mort éternelle. Paul, dans sa lettre aux Corinthiens, avait dit:

«Ainsi donc, frères, nous ne sommes pointredevables à la chair pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits pas l'esprit de Dieu sont fils de Dieu» (Romains 8:12-14)

Nous pouvons, pour deux raisons, conclure que Paul parlait aux chrétiens spirituellement vivants.

Remarquez qu'il les appelait frères.

Deuxièmement, ils avaient la capacité de faire mourir les oeuvres de la chair par l'esprit, ce qui est quelque chose que seuls les chrétiens remplis du Saint-Esprit peuvent faire.

Notez que Paul avait prévenu les chrétiens romains que s'ils vivaient selon la chair, ils devraient mourir. Se referait-il à la mort physique ou spirituelle? Il parait logique de conclure qu'ilparlait de la mort spirituelle, puisque toute personne, même celle qui «fait mourir les oeuvres de la chair», mourra physiquement, tôt ou tard. N'est-il pas vrai aussi que ceux qui «vivent selon la chair», continuent souvent à se réjouir de la vie physique pendant un long temps? 186

La seule conclusion appropriée qu'on peut tirer de ces faits est qu'un chrétien peut mourir spirituellement si il «vit selon la chair». Donc, «la liste exclusive» de Paul dans 1 corinthiens 6:9-10, Galates 5:19-21 et Ephésiens 5: 5-6 ne doit pas être considérée comme applicable seulement à ceux redevables à la chair pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits pas l'esprit de Dieu sont fils de Dieu» (Romains 8:14).

D'autres preuves montrant que les chrétiens peuvent mourrir spirituellement

Paul avait écrit des paroles similaires aux Galates. Après les avoir prévenus que ceux qui pratiquaient les «oeuvres de chair» n'hériteraient point le royaume de Dieu, il avait déclaré:

«Ne vous y trompez pas: on se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera pour sa chair la corruption; mais celui qui sème pour l'esprit moissonnera pour l'esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire du bien; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas» (Galates 6:7-9).

Nous constatons qu'il y a deux types d'hommes en présence. L'un sème pour son corps et l'autre pour son esprit. Le premier récolte de la corruption ou «la destruction» et le second, la vie éternelle. Si corruption (destruction) est opposée à la vie éternelle, alors il s'agit de la mort spirituelle. Sachez que la récolte de la vie éternelle n'est promise qu'à ceux qui sèment pour l'esprit et qui continuent à le faire. Ceux qui sèment dans la chair ne moissonneront pas la vie éternelle, mais la destruction. Comme Paul avait mis en garde:«ne vous y trompez pas» à ce sujet (Galates 6:7). Et pourtant, beaucoup de gens le sont aujourd'hui.

Semez dans la chair était une préoccupation de l'apôtre Paul, qui comme tout vrai chrétien possède encore la nature pécheresse. Il avait écrit aux corinthiens:

«Tous ceux qui combattent s'imposent une espèce d'abstinence, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Mais moi donc, je cours, non comme par aventure, je frappe non comme battant l'air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres» (1 Corinthiens 9:25-27).

Comme les athlètes de jeux olympiques, nous devons aussi nous exercer à la maîtrise personnelle si nous espérons obtenir le prix incorruptible. Paul avait déclaré qu'il traitait durement son corps et l'assujettissait, car s'il ne le faisait pas, il courait le risque d'être «disqualifié[9]». Et lorsqu'on est disqualifié, il n'y a plus d'espoir d'être vainqueur. Le contexte immédiat où Paul avait écrit ceci permet de savoir clairement qu'il n'était pas préoccupé par la possibilité de perdre d'autres chances de servir ou de récompenses célestes, mais par la perte du salut ultime. Dans les versets qui suivent (1 Corinthiens 10:1-4), Paul demandait aux corinthiens de ne pas suivre les exemples dramatiques des israélites qui, bien qu'ils étaient initialement bénis et privilégiés, avaient péris dans le désert parce qu'ils n'avaient pas continué dans l'obéissance et la foi. Contrairement aux Israélites qui avaient péri, les chrétiens de Corinthe devaient fuir la cupidité, l'immoralité, l'immoralité (péchés que Paul avait cités dans sa liste exclusive de 6:9-10), le manque de confiance à Dieu et les murmures, selon les avertissements de Paul: «Ainsi donc, que celui qui croit être débout prenne garde de tomber» (1 Corinthiens 10:12).

Jacques ajoute son "Amen"

Voyons ce que Jacques a aussi écrit aux chrétiens en ce qui concerne la persévérance dans les épreuves. Ceux qui réussissent dans la persévérance recevront «la couronne de la vie», qui est le salut [10]. Ceux qui repartent dans leurs habitudes pécheresses mourront:

«Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: c'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés:» (Jacques 1:12-16)

Jacques affirme que ce n'est pas Dieu qui nous tente, mais que chacun est tenté lorsqu'il est emporté par sa propre convoitise ou désir (1:14). Le résultat en est que «lorsque la convoitise est conçue, elle donne naissance au péché». Et finalement, lorsque le péché est consommé, la mort s'ensuit. Le temps qu'il faille pour qu'un péché ne soit conçu et consommé, peut-être sujet à discussion. C'est sûr qu'un seul péché commis par un chrétien n'a pas pour conséquence la mort spirituelle. Jacques nous a dit de ne pas nous tromper à ce propos.

En outre, comment Jacques pouvait-il nous mettre en garde contre la mort physique en opposition à la mort spirituelle, comme le disent beaucoup de gens? Tout le monde mourra physiquement, saint ou pécheur.

Comment quelqu'un peut déclarer que Jacques parlait aux païens dans ce passage? C'est impossible que le péché leur «amène la mort» car ils sont déjà morts dans leurs péchés et trépas. Jacques parlait aux bien-aimés.

Il avait aussi écrit à la fin de son épître:

«Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est égaré loin de la vérité et qu'un autre l'y ramène, qu'il sache que celui qui ramènera un péché de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés» (Jacques 5:19-20).

Jacques parlait donc aux frères. Il disait que si «l'un d'entre vous s'éloigne de la vérité», ceci signifie qu'il parlait des chrétiens qui avaient avant connu la vérité et qui s'en sont écartés. Le fait qu'ils ne soient restés dans la foi rend encore clair la doctrine contenue dans les paroles de Jacques, «celui qui ramène un pécheur de la voie où il s'égarait» (5:20). Ces gens se sont écartés de la sainteté.

Cependant, si nous ramenons au Seigneur quelqu'un qui se perdait, comme le dit Paul, nous sauverons «l'âme de la mort».Remarquez que Paul n'avait pas dit qu'ils sauveraient le corps de la mort, mais plutôt son âme. La conclusion la plus sincère que nous pouvons en tirer est que Jacques pensait qu'une personne qui est spirituellement vivante mourra spirituellement si elle retourne dans la pratique du péché.

Pierre rejoint le choeur

Il n y a pas que Jacques et Paul qui avaient la même vue de la situation. Pierre pensait de même. Parlant de la séduction des chrétiens par les faux enseignants, il avait écrit:

«Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent àpeine aux hommes qui vivent dans l'égarement; ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s'y sont engagés de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe: le chien est retourné à, ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier» (2 Pierre 2:18-22).

Notez d'abord que Pierre dit que les faux prophètes qui séduisent «ceux qui viennent d'échapper de ceux qui vivent dans l'erreur» (2:18). Pierre parlait clairement des véritables chrétiens, parce qu'ils venaient d'échapper, bien qu'à peine de ceux qui vivent dans l'égarement, les non chrétiens. Pierre disait aussi qu'ils avaient échappé des souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Ceci signifie qu'ils étaient nés de nouveau et ne vivaient plus dans le péché. Notez que c'est ce que Pierre considérait comme la marque de vrais croyants. Ils étaient spirituellement vivants.

Mais Pierre avait écrit «qu'ils étaient engagés dans ce qui les souillait avant et qu'ils étaient vaincus. Le résultat est que leur dernière condition était pire que la première» 2: 20. Si tel était le cas, seraient-ils encore vivant spirituellement et destinés au ciel. Evidemment, non. Pierre les compare aux chiens retournant vers ce qu'ils avaient vomi et aux cochons retournant dans le bourbier. Pouvons-nous croire que de telles personnes soient encore vivant spirituellement, enfants de Dieu remplis du Saint-Esprit, et qu'ils soient sur la voie menant au ciel? [11]

Le temoignage de Jean

L'apôtre Jean croyait donc qu'un chrétien spirituellement vivant peut mourir spirituellement:

«Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu'il prie et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort; ce n'est pas pour ce péché-là que je dis de prier. Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché, qui ne mène pas à la mort. Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pêche point. Mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes des dieux et que le monde entier est sous la puissance du Malin» (1 Jean 5: 16-18).

Remarquez d'abord que Paul parlait des frères chrétiens qui vivaient dans le péché.

Deuxièmement, Paul ne croyait pas que tout péché qu'un chrétien commet résulte dans la mort, comme certains extrémistes veulent le faire accepter. Mais Jean à son tour croyait qu'il y avait un péché «qui conduisait à la mort et que cela ne valait pas la peine de prier pour un frère commettant un tel péché. Nous pourrions discuter de ce que ce péché est, mais pouvons-nous pour le moment nous contenter de dire que ce péché existe.

Jean voulait-il parler d'un péché conduisant à la mort physique? C'est ce que beaucoup pensent, d'abord parce que selon leur théologie, il est impossible qu'une personne spirituellement vivante puisse par après mourir spirituellement. Néanmoins, lorsque nous considérons le contexte avant et après la déclaration de Jean, il est clair qu'il avait en tête la vie éternelle quand il écrivait ceci. Dès lors, le péché qui conduit à la mort est celui qui met fin à la vie éternelle.

Jesus avait mis en garde ses disciples contre L'enfer

Jésus, non plus, ne croyait absolument pas que le salut présent soit la garantie du salut à venir. Il avait dit à ses disciples de craindre «celui peut détruire le corps et l'âme en enfer» (Matthieu 10:28). Voyons aussi, ce qu'il dit à ses disciples dans Luc 12:35-46:

«Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées! Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis, en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et s'approchera pour les servir, qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs s'il les trouve veillant! Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y pensez pas.
Pierre lui dit: Seigneur, est- ce à nous ou à tous que tu adresses cette parabole? Et le Seigneur dit: quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable? Heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi! Je vous dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens. Mais, si ce serviteur dit en lui-même: mon maître tarde à venir, s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièce et lui donnera sa part avec les infidèles (Luc 12:35-46)

Matthieu reprend le même avertissement de Jésus en y incluant ses commentaires sur la destination de ce serviteur infidèle: «Il y aura des pleurs et des grincements des dents» (Matthieu 24:51). Donc, selon Jésus, celui qui servait d'abord le Seigneur, son Maître, peut être condamné s'il retourne dans sa vie de péché. Prenez note de ce que le serviteur mauvais dans cette parabole était caractérisé par sa haine pour les autres serviteurs et l'ivrognerie, deux péchés qui sont la marque de toute personne non sauvée (1 Jean 3:13-15, 1 Cor. 6:10).

On voit aussi clairement que Jésus, dans cette parabole, parlait à ses propres disciples, comme le démontrent Luc 12:22 et 41. Le salut présent n'est pas une garantie de celui à venir. Nous devons continuer dans la foi vivante. Les deux paraboles qui suivent dans l'évangile de Matthieu, celle des dix vierges et celle des talents, servent aussi à illustrer ce fait (Matthieu 25:1-30).

Ce que Jésus veut dire est tellement clair dans cette parabole que certains de ceux qui soutiennent la fausse doctrine de l'inconditionnelle sécurité éternelle sont obligés de conclure que«les ténèbres du dehors» où il y a «des pleurs et des grincements des dents» décrivent un lieu dans le ciel où les chrétiens moins fidèles pleureront temporairement la perte de leurs récompenses célestes[12]!

Jésus avait aussi avertit les chrétiens nés de nouveau de Sardes du danger de mourir spirituellement. Apparemment, les chrétiens de cette cité étaient retournés dans leur vie de péché; il y avait donc un danger réel qu'ils ne puissent pas être vêtus de blanc et que Jésus ne les confesserait pas devant son père et que leurs noms seraient enlevés du livre de la vie. Il était encore temps pour eux de se repentir. Lisez lentement et sincèrement:

«Ecris à l'ange de l'église de Sardes: voici ce que dit celui qui a les sept esprit de Dieu et les sept étoiles: je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivante et tu es mort. Sois vigilant, et affermis le reste qui est prêt de mourir; car je n'ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu; garde, et repens-toi. Si tu ne veille pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs. Je n'effacerai pointson nom du livre de vie et je confesserai son nom devant mon père et devant ses anges» (Apoc. 3:1-5).

A la lumière de ce que Jésus, Paul, Pierre, Jacques et Jean ont enseigné, comment se fait-il alors que beaucoup d'enseignants modernes maintiennent que si quelqu'un est réellement sauvé, il ne peut jamais perdre son salut, quel que soit le genre de vie qu'il mène? Ceci est le mensonge du Diable depuis le début qui a consisté à dire à toute personne spirituellement vivante en face du péché «tu ne mourras certainement pas!» (Génèse 3: 4). Pourquoi beaucoup de chrétiens ne reconnaissent-ils pas ce mensonge original du diable se divulguant dans l'église à travers de fausses doctrines? [13]

Quand un chrétien ne croit plus

La pratique de l'injustice n'est pas le seul danger que courent les chrétiens. Si un véritable chrétien cesse de croire, il annule son salut puisqu'iln'est promis qu'à ceux qui croient et qui continuent à croire. Parlant du salut, le Nouveau Testament en grec utilise le mot croire au présent continuel. Le salut appartient à ceux qui croient et qui continuent à croire, et non à ceux qui avaient cru à un moment dans le passé. Pour cette raison et pour bien d'autres, le Nouveau Testament est rempli de mises en garde qui exhortent les chrétiens à continuer sur le sentier de la justice. Jésus avait dit:«Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé» (Matthieu 10: 22).

Vous constatez le conditionnel si dans le message de Paul aux colossiens:

«Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, ils vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproches, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'évangile que vous avez entendue, qui a été prêchée à toute créature sous le ciel et dont moi Paul, j'ai été fait ministre» (Colossiens 1:21-23).

Beaucoup de calvinistes disent que Paul voulait dire que les vrais chrétiens continueront à persévérer dans la foi jusqu'à la mort, et si à un moment ils cessent de croire, cela prouve qu'ils n'avaient jamais cru depuis le début, et donc ils n'ont jamais été sauvés. Parce que beaucoup de chrétiens porteurs de fruits qui apparemment tombent, certains calvinistes soutiennent aussi que un chrétien de nom qui, n'a évidemment pas le Saint-Esprit en lui, peut paraître comme un véritable chrétien. Il peut aussi faire montre de beaucoup plus de fruits que certains chrétiens authentiques, mai ira en enfer car ne possédant pas de foi qui sauve. Donc un calviniste qui marche selon sa théologie doit toujours vivre avec la possibilité que sa foi peut être sans valeur s'il cessait de croire. Si la seule véritable foi est celle qui persévère jusqu'à la mort, alors, un calviniste ne peut jamais être sûr de son salut, car il ne saura jamais si sa foi est authentique tant qu'il n'a pas rendu l'âme. Ce n'est qu'alors qu'il saura si sa foi avait persévéré jusqu'à sa mort afin de savoir s'il était un vrai chrétien.

Cette théorie n'est certainement pas ce que Paul, avait en tête dans Colossiens 1: 23. Il voulait que les colossiens sachent qu'ils étaient réconciliés avec Dieu et qu'ils pourraient maintenir leur position sans tâche devant Lui, s'ils continuaient croire.

Tenez compte du si conditionnel de Paul en ce qui concerne le salut des corinthiens:

«Je vous rappelle, frères, l'évangile que je vous ai annoncée, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré et par lequel vous avez été sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé, autrement, vous aurez cru en vain» (1 Corinthiens 15:1-2).

Paul leur donnait de l'assurance en ce qui concerne leur salut et faisait de prédiction sur leur foi. Ils pourraient garder leur salut s'ils tenaient fermement à l'évangile. Il ne leur avait pas dit qu'avec le temps on saurait s'ils étaient sauvés, ayant persévéré dans la foi jusqu'à la mort.

Gardez votre coeur contre l'incredulite

L'auteur du livre des hébreux avait prévenu contre tous les dangers réels qu'il y a à laisser l'incrédulité ou les péchés se saisir de nos vies. Notez que ces paroles étaient destinées aux bien-aimés chrétiens [14]:

«Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un coeur mauvais et incrédule au point de se détourner de Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire: Aujourd'hui! Afin qu'aucun d'entre vous ne s'endurcisse par la séduction du péché! Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement» (Hébreux 3:12-14).

Nous «participons au corps du Christ» tant que nous «tenons ferme» dans la foi. Le péché a la capacité de nous tromper et de nous endurcir. Nous devons donc faire attention à ce que les deux n'aient pas de prise sur nos vies.

Plus loin dans son épître, le même auteur a fait mention des versets les plus connus de l'ancien Testament, dans Habacuc 2: 4, et y a ajouté son commentaire:

«Et mon juste vivra par la foi; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme» (Hebreux 10:38-39).

Pouvait-il être encore plus clair?

Gravé ou brisé.

Parmi tant d'autres passages bibliques, Romains 11:13-24 est la meilleure des preuves montrant que les vrais chrétiens peuvent perdre leur salut s'ils abandonnent leur foi. Ceci doit être admis par tout lecteur honnête:

«Je vous le dis à vous païens en tant que je suis apôtre des païens. Je glorifie mon ministère, afin, s'il est possible, d'exciter la jalousie de ceux de ma race et d'en sauver quelques-uns. Car, si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration sinon une vie d'entre les morts? Or, si les premiers sont saints, la masse l'est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Mais si quelques-unes de branches ont été retranchées et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été entée à leur place, et rendue participant de la racine et de la graisse de l'olivier, ne te glorifie pas au dépens de ces branches. Si tu te glorifie, sache que ce n'est pas toi qui porte la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc: les branches ont été retranchées, afin que moi je fus entée. Cela est vrai; elles ont été retranchées pour cause d'incrédulité, et toi, tu subsiste par le foi. Ne t'abandonne pas à l'orgueil mais crains; car Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus. Considère donc la beauté et la vérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté; autrement, tu seras aussi retranché. Eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, ils seront entés car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. Si toi, tu as été coupé de l'olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur un olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils entés selon leur nature sur leur propre olivier» (Romains 11:13-24).

Il est clair qu'il est possible que quelqu'un perde sa position sur l'arbre du salut de Dieu. Nous résistons par notre foi et nous sommes garantis de notre place si«nous demeurons dans sa bonté» (11:22) [15].

Retour a la discipline de Dieu.

Ayant tout ceci en tête, repartons à la parole de Paul en ce qui concerne la discipline de Dieu dans 1 Corinthiens 11: 27-34 et posons une autre question: la discipline de Dieu garantit-elle la repentance du chrétien pécheur et non sa condamnation avec le monde?

Il est clair que la réponse est non pour plusieurs raisons. D'abord, de toutes les écritures que nous avons étudiées indiquent qu'un chrétien peut perdre son salut s'il abandonne sa foi ou s'il retourne à la pratique de l'injustice. Tout chrétien qui s'égare est l'objet de l'amour de Dieu, c'est certain. Et la bible dit qu'il discipline ceux qu'il aime (Hébreux 12:6) Néanmoins, puisqu'il est possible qu'un chrétien retourne vers la vie de péché, perde sa foi et meurt spirituellement, nous pouvons aussi conclure que la discipline de Dieu ne ramène pas toujours ceux qui sont égarés.

Deuxièmement, Dieu n'a jamais mis de coté notre libre arbitre en ce qui concerne notre salut. Si nous ne voulons pas le servir, nous ne sommes pas obligés. La Bible contient beaucoup d'exemples de ceux que Dieu avait disciplinés et qui ne se sont pas repentis. Le roi Asa, par exemple était un roi très pieux au début. Plus tard dans sa vie, il avait péché et avait refusé de se repentir même lorsqu'il subissait la punition de Dieu, à travers la maladie des pieds (2 Chron. 14:16).

Il est fort possible, selon l'auteur du livre aux hébreux, que les enfants de Dieu répondent négativement à sa punition:

"Et vous avez oublié l'exhortation quivous a été adressée comme à des fils. Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend. D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits pour avoir la vie?" (Hebreux 12:5,9).

Lorsque nous sommes châtiés par notre Père, nous pouvons ne pas y accorder grande importance, ce qui veut dire, l'ignorer ou nous effondrer, ce qui veut dire être emporté par la discipline et tout quitter. Dieu, cependant veut que nous nous assujettissions nous-mêmes à sa discipline et que nous "vivions". L'implication claire en est que si nous ne nous soumettons pas nous-mêmes, nous n'allons pas vivre, mais mourir. L'auteur écrivait certainement à propos de la vie spirituelle (impliquant ainsi la mort spirituelle), simplement parce que même les chrétiens obéissants meurent physiquement, compte non tenu du fait que même ceux qui ne sont pas assujettis à l'esprit du Père continuent à vivre physiquement, et même pendant très longtemps.

Ceci nous amène à la question suivante: qu'en est-il de la mort physique prématurée? Est-ce une forme de discipline venant de Dieu? Dans l'intention de "ne pas nous condamner avec le monde, Dieu ne pourrait-il pas ramener plus tôt à la "maison" tout chrétien qui pêche avant qu'il ne meure spirituellement?

Si cela était toujours possible, il serait alors impossible de perdre son salut. Si quelqu'un est réellement sauvé, il ne pourrait pas abandonner sa foi ou retourner dans le péché parce qu'il serait assuré que Dieu raccourcirait sa vie avant qu'il ne meure spirituellement et ne perde son salut. Cette idée s'oppose à beaucoup de passages bibliques qui indiquent clairement qu'un vrai chrétien peut perdre son salut. Quelle est alors la réponse?

Peut-être qu'un exemple de l'expérience humaine pourrait-il nous aider. Un citoyen peut violer la loi et être puni par l'état. S'il fuit le pays, il s'est soustrait de la justice de ce pays. La conséquence est qu'il ne pourra pas souffrir de sa colère, ni se réjouir des avantages accordés aux citoyens de ce même pays.

Un autre exemple. Un fils peut désobéir à son père et endurer son châtiment. Mais si le fils fuit la maison, pour se soustraire de ce que son père désapprouve, il ne doit plus craindre la punition de son père car il s'est retiré de la famille. De même, ceux qui abandonnent la foi ou qui de tout leur coeur retourne dans la vie de péché, le plaisir de la discipline promise, et si besoin est, la mort prématurée ne s'applique pas a eux. Ils ont perdu tout ce qui leur revenait, Ils peuvent, évidemment, mourir prématurément, mais leur destination finale n'est pas le ciel.

Mais ceux des enfants de Dieu qui de temps en temps succombent au péché mais dont le coeur est toujours attaché au service de Dieu, se placent eux-mêmes en position d'être châties, s'ils ne se jugent pas eux-mêmes par la confession et la repentance. Ces enfants sont généralement obéissants: Ils ne s'enfuient pas et n'abandonnent pas leur famille, bien qu'ils soient désobéissants à un certain degré. S'ils persistent dans leur désobéissance, ne confessant pas leur péché, ne se repentant de leur vie de pécheur, ils peuvent être jugés par la mort prématurée, et ils sont encore sauvés lorsqu'ils meurent.

Par exemple, Dieu peut appeler son fils à être pasteur. Si ce fils résiste cet appel, il peut être châtié par Dieu, d'une façon ou d'un autre. S'il persiste dans son refus, il peut connaître la mort prématurée, mais ira au ciel. Il ne vivait pas "selon la chair", mais "faisait mourir les oeuvres de la chair". Il avait le fruit dans sa vie, mais il n'avait pas atteint le niveau que Dieu attendait de lui. Donc, il n'est pas comme le chrétien qui a abandonné sa foi ou qui est retourné à la pratique du péché.

Nous pouvons demander: "Qu'y a t-il de si terrible à mourir prématurément et aller au ciel? Cela ne ressemble t-il pas plus à une récompense qu'à un châtiment?"

Une telle question révèle notre manque de compréhension de la manière dont Dieu va récompenser les siens dans la vie à venir. Si donner un verre d'eau fraîche sera récompensé, si endurer avec patience "les afflictions légères du moment", permet d'attendre en retour un "éternel poids de gloire au-delà de toute comparaison" (2 Corinthiens 4:17), si donner à ceux qui sont dans le besoin, peut nous faire amasser "destrésors au ciel" (Luc 12:33), alors toute seconde que nous avons à servir Dieu doit être considérée comme une opportunité inestimable. Qu'il est triste de gaspiller du temps que nous ne pourrons jamais récupérer. Dans le futur, nous regarderons en arrière avec regret. A combien plus forte raison ceci n'est vrai pour ceux qui sont morts prématurément et qui n'ont plus d'opportunités de servir le Seigneur sur Terre?

Toute maladie est-elle une indication du châtiment de Dieu?

En clair, de ce que Paul a écrit aux Corinthiens, la faiblesse, la maladie et la mort prématurée peuvent être des manifestations de la discipline de Dieu. Bien qu'il ne soit correct de conclure que toute maladie, toute faiblesse ou toute mort prématurée est une indication sûre de la discipline de Dieu. Il y a beaucoup d'autres écritures en dehors de 1 Corinthiens 11:27-32 qui attestent cette possibilité [16]. Donc, tout chrétien qui se retrouve dans la souffrance physique doit, s'il est sage, passer un certain temps dans l'auto examen. S'il est en train de subir le châtiment de Dieu, il pourrait être difficile de trouver la solution durable à son physique en dehors de repentance et du pardon de Dieu.

La discipline de Dieu peut venir sous autre forme que la maladie physique. Dieu peut organiser des circonstances de manière les plus diverses pour accomplir se but. Jacob, qui s'était fait passer pour son frère pour tromper son père, s'est réveillé un matin, marié à une femme qui s'était fait passer pour sa fiancée. Beaucoup de chrétiens désobéissants se sont réveillés dans de circonstances similaires, alors que le Seigneur leur avait doucement appris à semer et à récolter.

Au-delà de tout, nous ne devons pas oublier que le châtiment de Dieu est l'indication de son amour envers nous. Le chrétien qui a été discipliné ne doit pas entretenir une pensée qui soit contraire. Jésus avait dit : "Je châtie celui que j'aime; soyez zélés et repentez-vous.". L'auteur du livre des hébreux nous dit que Dieu nous traite comme tout bon père traite son fils :

"Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée, vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché. Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils: mon frère, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu'il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît comme ses fils. Supportez le châtiment: c'est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu'un père ne châtie point? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice" (Hebreux 12:3-11).

Prenant en compte ce que nous venons de lire, il semble que nous devions plus nous préoccuper de ne pas être châtié que de l'être. L'auteur du livre aux hébreux avait écrit "que tous sont devenus participants" à la discipline de Dieu, et ceux qui ne le sont pas sont des "enfants illégitimes et non des fils" (12:8).

Dieu veut que nous prenions part à sa Sainteté. Ceci a toujours été son intention depuis le début. Ce n'est pas amusant d'être discipliné, mais après l'avoir enduré, cela produit la justice dans nos vies. Le psalmiste avait écrit: " Avant, j'étais affligé, j'étais égaré, Mais maintenant je garde ta parole... C'est bien pour moi que j'ai été affligé, que je puisse apprendre tes statuts" (Psaumes 119: 67, 71).

Lorsque l'église administre le châtiment de Dieu.

Il y a un autre aspect de la discipline de Dieu que nous devons prendre en compte. C'est aussi quelque chose que Dieu utilise pour nous motiver à être saint. C'est la discipline administrée par l'église.

Malheureusement, on obéit rarement les paroles de Jésus à ce propos. D'abord parce que l'objectif de beaucoup d'églises confessant Jésus n'est pas la recherche de la sainteté personnelle ou collective. Néanmoins, les véritables chrétiens qui s'efforcent ensemble de plaire au Seigneur ne peuvent ignorer ce que Jésus avait dit :

"Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. Mais s'il ne t'écoute pas, prends avec toi un ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à l'église; et s'il refuse aussi d'écouter l'église, qu'il soit pour toi comme païen et un publicain" (Matthieu 18:15-17)

On ne peut que se demander se qui se passerait si ces commandements étaient obéis dans chaque église. Il est certain que le nombre des membres diminuerait considérablement dans beaucoup de ces églises. En tant que membres du corps de Christ, nous avons la responsabilité, non seulement de notre sainteté personnelle, mais pour celle des autres chrétiens et de la pureté de l'église de Christ.

Il parait raisonnable de penser que les Paroles de Dieu en ce qui concerne la discipline à l'église s'appliquent aux circonstances où le frère pêche contre nous, en tant qu'individu et non quand un frère pêche d'une façon générale. Cette interprétation est d'une certaine façon confirmée par les paroles de Jésus dans Luc 17: 3-4 : " Soyez sur vos gardes! Si votre frère pèche, reprenez-le. S'il se repent, pardonne-le. Et s'il pèche encore contre toi sept fois par jour, et qu'il revienne vers toi sept fois disant, je me repens, pardonne-le" Remarquez que Jésus avait dit: "S'il pèche contre toi". En outre, Jésus nous demande de pardonner tout frère repentant que nous reprenons. Nous ne pouvons pardonner que les péchés personnels contre les autres, et non les péchés en général. Par ailleurs, nous notons que ce qui suit les paroles de Jésus sur la discipline dans l'église, c'est la parabole du serviteur méchant, la réponse à la question de Pierre pour savoir combien de fois il doit pardonner à son frère. De la question de Pierre et de la réponse de Jésus ressort l'idée des offenses personnelles.

La séquence appropriée

«La discipline de l'église» doit évidemment rarement impliquer toute l'église. Elle commence par une personne qui se dévoue à la sainteté. Il doit être saint pour au moins deux raisons. La première; s'il n'est pas saint jusqu'à un certain degré, il risque de jouer le rôle de cette personne ayant une poutre dans son oeil et qui essaie d'enlever une paille dans l'oeil de son voisin (Matthieu 7:3-5). Quel est le droit que j'ai de corriger un frère qui pêche si je suis un plus grand pêcheur?

Deuxièmement, si l'offense commise est personnelle, celui qui a été offensé doit être suffisamment saint pour désirer la réconciliation. Beaucoup d'entre nous, lorsque nous sommes offensés, parlons de l'offenses avec tout le monde sauf avec celui qui nous a offensé, donnant la préférence au commérage plutôt qu'à la réconciliation. Les écritures nous préviennent que lorsque nous agissons de cette façon, nous courons le risque d'être jugés (Matthieu 7:1-2, Jacques 4:11, 5:9).

Supposons donc qu'un frère tombe dans le péché [17], disons qu'il pêche contre vous. Vous devez alors le confronter gentiment, humblement et dans l'amour. La plupart de temps, vous allez vous rendre compte que le coupable n'a même pas compris ce qu'il a fait et ilva immédiatement vous supplier de le pardonner. Vous serez alors obligé de le pardonner et vous pouvez vous demander en ce moment si vous n'avez pas été un peu trop sensible. Beaucoup d'«offenses» dont on souffre devaient être négligées ayant cette supposition que celui qui en est l'auteur n'avait pas l'intention de nuire. Par exemple, ce n'est pas parce que vous aviez l'impression que votre pasteur vous évitait à l'église qu'il vous évitait réellement. Il était peut-être occupé à regarder d'autres.

Une autre possibilité quand vous confronter celui qui a commis l'offense est qu'il peut vous faire voir votre part de responsabilité dans ce qui est arrivé. Il peut vous dire qu'il a fait ce qu'il a fait parce que vous l'aviez offensé. Evidemment, si tel est le cas, il devait déjà venir vous voir! Quoiqu'il en soit vous pouvez maintenant savoir que vous étiez la véritable cause du problème et vous devez alors demander pardon. Votre frère alors devra vous pardonner, et la réconciliation peut alors avoir lieu.

Le deuxieme et le troisieme pas

Supposons que les choses ne se passent pas de cette manière. Le frère qui a commis l'offense refuse de reconnaître sa faute et de demander pardon. Vous devriez alors «prendre une ou deux autres personnes afin que par le témoignage de deux ou trois la vérité soit établie» (Matthieu 18:16).

Il est évident qu'avant de convaincre deux ou trois à aller avec vous pour confronter celui qui vous a offensé, vous devez leur prouver votre innocence. Ils peuvent chercher à poser des questions au frère avant de prendre votre défense. Ils peuvent même découvrir que le supposé coupable est innocent et ils peuvent alors vous corriger. Si tel est le cas, vous devez demander pardon à la personne incriminée.

Si vous pouvez convaincre deux ou trois en ce qui concerne votre cas, vous pourrez alors ensemble confronter celui qui vous a offensé. Nous espérons que le support qu'ils vous apportent sera suffisant pour amener le frère à reconnaître son tort et vous demander pardon, restaurant ainsi la paix entre vous.

Cela arrive rarement. Mais s'il continue à refuser à admettre son tort, l'affaire doit être portée devant toute l'église. Ceci équivaut à l'intervention de ceux qui sont en position d'autorité dans l'église. Ils voudront, sans aucun doute mener des investigations sur toute chose avant de vous apporter leur soutien. Ils peuvent aussi découvrir que les deux parties ont de plaintes valides et que les deux vous devez vous demander réciproquement pardon. Cependant, s'ils se joignent à vous, cela signifie que votre plainte contre le frère est fondée.

Lorsqu'il se rend compte que toute l'église est de votre coté et veut le confronter publiquement, il devra alors, soit se repentir, soit quitter l'église. Il est difficile qu'on arrive à l'excommunication. Jésus a dit qu'il devait être traité comme«un païen et publicain» (18:17). Ce qui signifie qu'il devra être traité comme une personne non régénérée car c'est ce qu'il est en réalité. Celui qui est réellement né de nouveau ne peut résister à la conviction de toute l'église. Il doit donc être tenu pour un païen qu'il est nécessaire d'évangéliser et qui doit naître de nouveau.

Et s'il se repent...

Si à quelque moment que ce soit, avant, pendant ou après le processus de la discipline de l'église, celui qui a commis l'offense demande pardon, vous devez le pardonner ou faire face à la discipline de Dieu. Quelques secondes après avoir donné des instructions sur la discipline de l'église, Jésus a racontél'histoire d'un serviteur dont une énorme dette avait été effacée par son roi. Et pourtant ce serviteur a refusé de pardonner son collègue serviteur qui lui devait une somme infiniment plus petite et qu'il envoya en prison. Quand le roi avait appris le manque de pardon de ce serviteur, il était pris de colère et l'avait «remis aux mains de tortionnaires jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il lui devait (Matthieu 18:34). Jésus alors avait fait cette promesse: «Mon père céleste fera de même pour vous si vous ne pardonnez pas de tout coeur votre frère» (Matthieu 18:35).

Certains interprètent l'avertissement de Jésus comme une menace de la perte totale de notre statut et du risque d'être jeté en enfer. En clair, le serviteur qui n'avait pardonné s'est retrouvé encore avec l'ancienne dette qu'il devait mais qu'il ne pourrait jamais payer et dans le même état qu'avant: non pardonné. Ceci n'indique t-il pas qu'il avait «perduson salut»?

D'autres diront qu'une telle interprétation, c'est aller au-delà des paroles de Jésus. Ils préfèrent penser qu'il parlait de certaines punitions terrestres et «être remis aux tortionnaires» signifie être harassé pendant un temps limité par les démons. Et que le serviteur rancunier souffrirait pendant un temps, se repentirait et pardonnerait son frère.

Jésus avait promis que si l'on ne pardonnait pas les péchés des autres, nous ne serions pas non plus pardonnés (Matthieu 6:14-15). Voulait-il en plus dire que nous allions perdre notre statut en tant que personne pardonnée ou voulait-il dire que nos péchés à venir ne seraient plus pardonnés, donc perdre notre relation avec Dieu et certaines bénédictions terrestres, mais que nous serions encore assurés du salut? Paul nous dit de nous pardonner les uns les autres comme nous avons été pardonnés, mais sans y ajouter du tout un avertissement menaçant (Eph. 4:32). Je pense que si Jésus voulait dire qu'en refusant de pardonner un frère chrétien, nous pourrions perdre notre salut, Paul aurait renforcé cet avertissement solennel. De l'autre part, bien que Paul n'avait pas cité le manque de pardon comme un péché qui peut amener à la condamnation, il avait déclaré que si quelqu'un pratique de péchés comme l'inimitié, les disputes, la jalousie, la colère incontrôlable, les querelles, les divisions et les dissensions, il n'hériterait point du royaume de Dieu (Galates 5:20-21).

Même en ne tenant pas compte des commentaires de Jésus sur le manque de pardon, je ne prendrais pas le risque de perdre mon salut en refusant de pardonner un frère repentant, me basant sur une quelconque interprétation de ce que Jésus avait dit. Il vaut mieux pardonner.

Le faux pardon

Sommes-nous dans l'obligation de pardonner ceux qui nous causent du tort mais qui refusent d'admettre leurs offenses? Devons-nous traiter un coupable non repentant comme si de rien n'était? Celles-ci sont des questions importantes qui hantent la pensée de beaucoup de chrétiens.

Nous devons d'abord comprendre qu'il ne peut y avoir de réelle réconciliation sans communication, repentance et pardon. Ceci se comprend facilement dans le contexte du mariage. Lorsqu'un conjoint offense l'autre, il y a tension entre eux. Peut-être ne s'adressent-ils plus de parole. Ils dorment chacun de son coté.

Qu'est-ce qui peut restaurer leur relation? Il n'y a que la communication, la repentance et le pardon. Ils peuvent essayer d'ignorer ce qui s'est passé. Ils peuvent s'efforcer de sourire l'un à l'autre, mais il y a toujours quelque chose entre les deux. Leur relation a été endommagée et restera telle tant qu'il n'y a pas de communication, de repentance et de pardon.

Si une personne est celle qui a offensé, l'autre peut essayer de pardonner, essayer d'oublier ce qui s'est passé et continué avec la vie. Mais chaque fois que la personne qui avait été offensée voit le coupable, le tort lui revient à l'esprit. «Pourquoi ne puis-je pas oublier?», se dit-elle.

La raison est que cette personne est en train de tenter l'impossible, faisant ce que Dieu lui-même ne pratique pas. Dieu ne pardonne que ceux qui se repentent. Il ne s'attend pas à ce qu'un chrétien qui avait été offensé de faire comme si aucun tort ne lui avait été fait, essayant de se convaincre lui-même que celui qui l'a offensé est une personne merveilleuse. C'est exactement pour cela que Jésus nous a donné l'ordre de confronter ceux qui nous ont causés du tort et s'il ne se repent pas, de lui faire suivre toutes les étapes de la discipline de l'église. S'il se repent à un moment ou à un autre du processus, nous devons le pardonner. Si Jésus voulait qu'une personne offensée «pardonne» simplement et continue avec la vie, il n'aurait pas dit tout ce qui concerne la discipline de l'église. Jésus avait aussi dit:

«Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le; et s'il se repent, pardonne-lui. Et s'il a péché contre roi sept fois le jour, et que sept fois il revienne à toi disant «je me repens», tu lui, pardonneras» (Luc 17:3-4).

Il est possible, et même attendu, qu'un chrétien puisse aimer tout le monde, même le coupable impénitent, exactement comme Dieu le fait. Mais l'aimer n'implique pas nécessairement un pardon inconditionnel. Dieu aime tout le monde, mais ce n'est pas à tous qu'il accorde son pardon.

Les cas impossibles

Que faire, dans les cas où il est impossible, pour des raisons indépendantes de votre volonté, de suivre la procédure de la discipline de l'église comme Jésus l'avait recommandée? Par exemple, vous avez été offensé par un membre influent, comme un pasteur; et qui refuse de vous recevoir. Ou vous confronter celui qui vous a offensé et il refuse de se repentir et personne n'est disposé à vous accompagner pour le deuxième pas.

Les paroles de Paul appliquent dans de tels cas: «Si cela ne dépend que de vous, soyez en paix avec tout le monde» (Romains 12:18). Faites ce que vous pouvez. C'est ce que l'évangile attend de vous.

Peu importe les circonstances, Dieu veut que nous «donnions toujours l'autre joue» et de «faire un mille de plus». Et comme je l'ai déjà dit, cela ne signifie pas que nous devons nous laisser maltraiter, mais que nous fassions au-delà de ce que les gens attendent normalement de nous. Ceci est d'autant vrai spécialement quand nous avons à faire aux non chrétiens. Ils n'ont jamais déclaré être disciples de Christ. Essayer dont de leur faire suivre le processus que Jésus a décrit relèverait de la folie.

Comme je l'ai dit plutôt, bien que Dieu ne pardonne qu'à ceux qui se repentent, ils aiment même les gens les plus impénitents, les attendant les bras ouverts pour les recevoir à tout moment. Ceci doit être notre attitude vis-à-vis de toute personne impénitente. Nous ne devons pas le pardonner tant qu'il ne s'est pas repenti, mais nous pouvons l'aimer, prier pour lui et attendre les bras ouverts, avec amour. Le père de l'enfant prodige n'avait pas fait un long voyage pour aller offrir à son fils un prêt à faible taux d'intérêt. Il ne lui avait pas non plus tourné le dos lorsqu'il l'avait vu revenir tout honteux. Il avait couru et l'avait embrassé. Joseph ne s'était pas révélé à ses frères quand ils avaient visité l'Egypte pour la première fois. Mais, plus tard quand ils avaient fait montre de repentance, il les avait reçus avec larmes.

L'autre face de la monnaie

Et si c'est vous qui êtes l'objet de la discipline de l'église? Un frère vient auprès de vous disant que vous l'avez offensé. Qu'est-ce que vous devez faire? Vous devez avaler toute forme d'orgueil qui essayera de s'exprimer, écouter attentivement et penser à ce qu'il dit. Si son accusation est justifiée, vous devrez vous excuser et demander pardon. Si vous n'êtes pas d'accord avec sa plainte, vous devez gentiment en parler, recherchant la compréhension et la réconciliation. J'espère que vous allez réussir.

S'il revient avec un ou deux autres témoins et qu'ils le supportent, même après avoir écouté votre version des faits, vous devez réellement tenir compte de ce qu'ils vous disent, accepter votre tort et demander pardon.

Si vous êtes convaincu que les trois ont tort et qu'ils amènent l'affaire devant l'église, vous devez être disposé à rencontrer tout leader qui a demandé de vous rencontrer et expliquer clairement votre version de l'histoire. Si toute l'église se met de son coté, vous devez comprendre que c'est vous qui avez tort. Admettez votre faute et demandez pardon.

La discpline de l'eglise a l'envers

La discipline est une forme de châtiment de Dieu puisque cela se fait sur son commandement. C'est une des voies pour nous motiver à rester saint et un moyen par lequel il garde sa véritable église pure.

Dans les églises pleines de faux chrétiens, c'est une autre histoire. Je connais un pasteur pieux qui avait refusé de chanter en duo avec un membre de son église qui vivait dans la fornication. Ce fornicateur était membre d'une famille qui a été pendant longtemps un «pilier» de l'église. Quand ils ont appris l' «offense» du pasteur, Ils ont tout fait pour le faire partir de l'équipe pastorale. Ils disaient qu'il était intolérant et jugeait trop. La plupart des membres de l'église les avaient supportés. Finalement, ils l'ont fait partir. C'est la discipline de l'église à l'envers et c'est une autre façon dont Dieu garde son église pure!

Nous devons considérer toutes les trois motivations-l'amour de Dieu, l'espérance de la récompense et la crainte de la discipline – comme d'autres preuves de la grâce merveilleuse de Dieu à notre endroit. Chacune d'elles est un don qu'il pouvait ne pas nous accorder. Mais, Il l'a fait par Sa grâce. Que toute gloire Lui soit rendue pour notre sainteté!

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